HISTOIRE DE SALIGNAC

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Blasonnent : De geules à une fleur de lys d'or, surmontée d'une couronne élevée de fleurs de lys du même

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UN PEU D’HISTOIRE SUR NOTRE VILLAGE   

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Des renseignements, issus de documents datant du siècle dernier et relatant l’histoire, la géographie et les statistiques des Basses-Alpes selon l’Abbé Féraud, retrace les origines de l’appellation « SALIGNAC ».

« SALIGNAC, en latin Salignacum, est situé sur le penchant d’un coteau qui domine tout son territoire, à 7km nord-ouest de Volonne, à 7km sud-est de Sisteron, et à 35km ouest-nord-ouest de Digne.

L’étymologie de Salignac vient du latin salis aqua, qui signifie : eau salée, ou de salem gignens  qui signifie : qui produit du sel, à cause d’une source salée que l’on trouve sur cette commune.

L’air y est pur et sain. Le territoire est traversé par un torrent et bordé du nord au sud par la Durance. Le long de cette rivière, la nature a formé deux amphithéâtres où l’art a pratiqué des jardins et des prairies arrosées par des sources belles et abondantes. Les productions principales sont le chanvre, le froment et le vin.

La commune de Salignac a 624 âmes de population (1836). Elle comprend, outre le village, douze hameaux, dont les quatre principaux sont : St Martin, lou Jas, le plan et les Pauorès, de plus de huit bastides. L’église paroissiale, sous le titre de Saint Clément, pape et martyr, offre quelques traces de style gothique. On y conserve une croix processionnelle, enrichie de pierres précieuses.

Salignac possède un bureau de bienfaisance, et deux écoles primaires. Pour être rigoureux, il faut aussi parler de la thèse de J. ROSTAING : « la toponymie de la Provence en 1950 » qui donne une autre origine au nom de Salignac. Dans cette thèse, on parle de Salinius ou Salius, gentilice gallo-romain (nom d’une personne) plus le suffixe « acun »  qui indique la propriété. Salignac  serait sur l’emplacement de villas gallo-romaines comme Vilhosc. On découvre de temps en temps dans la plaine des tumuli(*) renfermant des urnes, des lampes, des pièces de monnaie et d’autres restes d’antiquités.

 

*(Les tumuli de pierre (ou cairns) sont par contre assez bien conservés. Le tumulus est souvent consolidé sur son pourtour par un parement en pierre sèche, voire par des blocs plus gros ou même par des pierres levées (le péristalithe). Dans le cas des monuments les plus imposants, il peut y avoir une façade architecturée au niveau de l'entrée de la sépulture).Certains tumuli sont très élaborés et peuvent être structurés en parements concentriques. Ils présentent alors une élévation en gradins.

 

En reconstruisant une partie du chemin de Sisteron à Digne, on trouva, il y a quelques années, des mors de chevaux, des débris d’armures et notamment une petite plaque d’airin, extrêmement polie, de forme ronde et de 81cm de diamètre. Ces découvertes et d’autres semblables font présumer qu’à une époque que l’on ne saurait préciser, la plaine de Salignac fut le théâtre de quelque bataille.

On voit encore au haut du village les restes des remparts crénelés qui protégeait le village, on ne pouvait pénétrer dans le village que par deux portes, l'une au Sud et l'autre au Nord. Les habitants n'avaient que la servitude de réparer les chemins lorsque les comtes de Provence voulaient venir à Salignac.

Les habitants possédaient jadis leurs terres en franc alleu (disposition des terres qu’ils cultivent, affranchissement de toutes servitudes en vertu d’un privilège spécial : exempt de droits seigneuriaux et libre d'administrer, tout les seigneurs de Salignac ne jouissaientque de leur titre et toutes les propriétés qu'ils y possédaient étaient assujettis à l'impôt comme celles des autres particuliers) qui fut accordé par la Reine Jeanne, Comtesse de Provence et de Forcalquier 1344-1382.                                                Le 24 Octobre 1394, Inféodalisation de la commune de Salignac à François d'Arcussia, son premier Seigneur. Celui-ci vendit ensuite ses droits sur cette commune à Jean de Matheron, 2ème de Salignac ( 15ème siècle). Jean de Matheron vendit ensuite ses droits et titres qu'il avait sur Salignac à M. Grandin (3ème seigneur).  

                                               

La reine Jeanne est née à Naples en 1326. Elle fut reine de Sicile et de Provence de 1343 à 1382.
Elle se maria quatre fois. Lors de ses premières noces, elle épousa André de Hongrie vers l'an 1343, ce fut un mariage d'intérêt. La reine Jeanne refuse d'en faire son légataire et l'aurait fait assassiner en 1345. Puis elle se remaria avec Louis de Tarente, son beau cousin, dont on dit qu'il fut le grand amour de sa vie. Après que ce dernier fut mort de la peste en 1362, elle épousa Jacques III de Majorque l'année d'après. Celui-ci n'eut pas plus de chance que les deux autres puisque l'on sait qu'il fut incarcéré de 1367 à 1371 et qu'il mourut en 1375. Elle convola alors en quatrième noce.
Comme on le voit, la reine Jeanne avait un tempérament comparable à celui du volcan de sa ville de naissance et cette affirmation trouve sa confirmation dans la légende qui est rapportée à Saint-Symphorien, Vilhosc, Salignac.
  Durant les 40 années de son règne, la reine Jeanne ne vint en Provence que deux fois. Elle fut une reine clémente, souvent à cours d'argent, ce qui l'amenait à céder ses droits petit à petit, à des conditions avantageuses. Elle vint en Provence en 1379 afin de raffermir son autorité chancelante. Pourchassée par Louis de Hongrie depuis l'assassinat de son premier mari, ses intérêts vinrent à se confondre avec ceux des habitants de Saint-Symphorien.

Selon la légende, Jeanne accouchera d’une petite Françoise. Cette naissance quelque peu teintée d’illégitimité (puisque la conception précède la dispense pontificale) pourrait être à l’origine de la légende de l’accouchement secret au château de Salignac. La reine cacha cet enfant au village retiré de Saint-Symphorien et acheta la discrétion des habitants en les déchargeant du droit d'albergue et de cavalcade et en répondant favorablement à la demande des consuls pour la construction d'un pont.
Le pont de la reine Jeanne fut construit au XVI° siècle dans le lit du Vançon, au pied des gorges de Charenches. Il succéda à un vieux pont qui constituait une draille pour le passage des animaux.

Le pont de la Reine Jeanne :

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Une des conséquences de ce privilège (*):

Une enquête ouverte en 1751, à l’occasion d’un procés entre la communauté de Salignac et son seigneur, contient à ce sujet des renseignements pleins d’intérêt. Un des témoins, Jean-Baptiste Heiriès, de Volonne, agé de 64ans, a entendu dire de tout temps que les habitants de Salignac tenaient de la Reine Jeanne « le privilège de couper du bois dans la montagne de Briasc et que depuis lors ils s’en servaient… notamment pour l’engrais de leurs vignes ». Le déclarant les a vus souvent « qui charriaient des fagots, des buis et des ramages dans leurs vignes, où ils les laissaient pourrir et qu’ils enterraient ensuite dans l’hiver ». Les vignes de Salignac avaient, ajoute-t-il une vitalité beaucoup plus grande que celle des localités voisines, « parce que de tout temps et continuellement elles étaient engraissées des bois qu’ils coupaient dans la montagne de Briasc, dont ils avaient faculté ». Soumis à un tel régime, buis et jeunes arbres ne tardaient pas disparaître.

Au cours de la même enquête, Joseph Vial, laboureur de Sisteron, parlant du bois « situé au dessus de la Bastide de Sieur Bane, avoue que le dit bois avait été détruit en moins de six semaines ».

Après de semblables déclarations, il n’est pas exagéré de conclure que les vignobles furent encore plus désastreux pour les espaces boisés que les champs de céréales ; c’est sur l’emplacement des bois de chênes (rouveraies ou blâches) qu’on

les avait créés, c’est aux dépens des bois qu’on s’ingéniait à les maintenir.

* Voir PERSEE, revues scientifiques, Annales de géographie Année 1933 : Déboisement des Alpes du Sud 

 

L’ambre dans le département des Basses Alpes (*):

Par M.L. BONNEMERE (1886) 

« L’été dernier, me trouvant à Digne, dans les Basses Alpes, j’eus la bonne fortune de visiter la précieuse collection du Dr Ollivier, l’explorateur bien connu des sépultures préhistoriques de la région.

Parmi les pièces qui me frappèrent le plus, je veux signaler à l’attention de la société d’anthropologie de superbes colliers d’ambre aux perles de nuances diverses recueillis par lui-même.

M. Ollivier, que je questionnai à leur égard, me dit que la matière de ces antiques bijoux n’était pas rare dans les Basses Alpes. On trouve surtout beaucoup d’ambre à Salignac, petite localité qui n’est pas très éloignée de Digne.

Dans ce village, il porte le nom de « pierre qui brûle », peïra cremarela, en langue du pays. L’ambre de Salignac est toujours plus ou moins rouge, pareil, en un mot, à l’échantillon que j’ai l’honneur de présenter aujourd’hui à la société.

Autrefois on en récoltait en assez grande quantité pour que certains paysans s’en servissent en guise de résine. Ils mettaient un fragment de cette matière dans une petite fourche en bois fendu et éclairaient de la sorte leurs modestes demeures. On conçoit maintenant pourquoi ils donnaient le nom de pierre cremarela. »

* Voir PERSEE revues scientifiques : Bulletins de la société d’anthropologie de Paris, séance du 4 mars 1886

 

CHAPELLES ET EGLISE DU VILLAGE

 

Chapelle Sainte-Trinité :

 

Notre chapelle Sainte-Trinité est un monument rempli de souvenirs aux yeux des Salignacains.

Par Testament, Daniel Bremond fait un legs de 300 livres pour édifier le chapelle au lieu dit "la Tour" situé derrière le château ; elle devra être construite sous deux ans... en 1682, il est rappelé qu'il faut effectuer le charroi sans tarder pour respecter les dispositions  testamentaires. Les travaux débuteront enfin réellement ("La vallée du Vançon" par P. NUCHO). 

Depuis des siècles, elle domine notre beau pays, elle offre un panorama merveilleux et c’est un point de vue exceptionnel. Que le voyageur vienne de Château-Arnoux, de la vallée de Châteauneuf, du haut Sisteron, de Vilhosc et d’Authon ou même de Sorine (Saint Geniez), c’est encore notre chapelle qui comme un phare se présente à ses yeux.

L’abbé FERAUD, dans son livre « Histoire des Basses Alpes » dit cela : « Sur Salignac, on voit encore au haut du village, les reste d’une citadelle qui protégeait le château. Celui-ci ne conserve plus que quelques vestiges de ses splendeurs primitives. »

Nos anciens appelaient ce château, le château de la Reine Jeanne (*), car celle-ci venait à Salignac. La Reine Jeanne, Comtesse de Provence, se trouvait à Salignac quand elle mit au monde un fils illégitime et accorda aux habitants le privilège de « franc alleu » (disposition des terres qu’ils cultivent, affranchissement de toutes servitudes en vertu d’un privilège spécial).

Notre chapelle a déjà été restaurée en 1853, date gravée au-dessus de la porte. On voit très bien du côté nord, un pan de mur dépassant et sur lequel le bâtiment existant a été repris. En outre, le mur de façade a été rapporté après, contre la voûte intérieure, cela a été  constaté par Monsieur Stéphane MIRETTI, qui a entrepris les travaux de restauration en 1984.

Contre la chapelle, se trouve un clocher, la cloche porte des inscriptions en latin, certaines sont en abrégé et beaucoup de lettres sont effacées. La cloche a été fondue et gravée par le fondeur NICOLAS en 1769. Elle est dédiée à Saint Joseph : « Saint Joseph, fait fuir les tempêtes et guide les peuples vers les hauteurs sacrées. Prie pour nous miséricordieux ». Viennent ensuite les noms des donateurs :

Très illustre de GRANDIN, seigneur de Salignac. Le très illustre de GRANDIN de Salignac fut le beau-père de Jean-Baptiste Victor de GOMBERT, il vécut à Aix en Provence, où il fut trésorier du Roy, Président Trésorier Général de France en la généralité d’Aix. Jean-Baptiste Victor de Gombert a épousé Reine-Thérèse-Pauline de GRANDIN, fille de Jean-Joseph GRANDIN, Seigneur de Salignac.

El  PELLICIER, dame de Spâron sous le consulat d’illustre BREMOND,

Puis les noms de : HERIES, C. CLEMENT, A. CHAZAL (greffier).

Les Anciens se souviennent que pour la Trinité, un office avait lieu et les enfants jetaient au vent des pétales de roses pour attirer la prospérité aux fruits et à toutes les récoltes. La cloche a égrené pendant longtemps ses heures et demi-heures sur la commune de Salignac grâce à son horloge avec son mécanisme ancien. Il était actionné par des contres poids faits de grosses pierres suspendues à des cordes de billage. Elles descendaient dans un puits profond d’une dizaine de mètres, qui est comblé à présent.

Le dernier remonteur d’horloge était Monsieur J. MAUREL , père de notre ancienne doyenne Angèle MAUREL. Puis, pendant la guerre de 14/18, l’horloge s’est arrêtée.

Lors de l’inauguration après les derniers travaux de restaurations, en 1984, Monsieur Marcel EULOGE, Maire de l’époque, projetait de la faire sonner à nouveau, cela a été fait sous le mandat électoral de Monsieur Robert REYNAUD, fin 1993 

 

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Eglise Saint-Clément :

Saint Clément est le patron de Salignac, l'église paroissiale qui lui était dédiée, offre quelques traces de style gothique.

Les habitants de Salignac se plaignent de ne pas entendre les cloches de l'église paroissiale, dés 1678 le conseil reçoit pouvoir pour faire réhausser le clocher. C'est en1694 que Salignac s'attelle finalement à la construction d'un haut clocher adjacent à l'église Saint Clément, Les travaux seront achevés en 1696. L'église Saint-Clément fut écrasée en partie, par la chute de ce grand clocher qui fut coupé de haut en bas par la foudre, c'était à la mi-décembre 1916, l'église fut ainsi réduite de moitié.

La cloche fut remontée par le maçon ARTHUR au-dessus de la façade principale, puis débâtie quelques années après pour être placée au-dessus de la nouvelle chapelle Sainte Thérèse au centre du village actuel (construite en 1950).

Cette église Saint Clément n’est pas la plus ancienne de Salignac, il y a eu l’église Saint Martin construite, dit-on, par les templiers. Elle était située au-dessus des maisons BAILLE et LOMBARD, et nos anciens dénommaient ce lieu "Lou Coulet de la Glaïje

 

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Chapelle Sainte Thérèse :

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Chapelle Saint-Thyrse-de-Vallée

A partir de 1644, le 28 janvier, jour de la Saint-Thyrse, saint patron de la paroisse de Vallée, se tient dans la chapelle, ou à proximité, une grand messe qui rassemble le seigneur et sa population, le juge ou lieutenant de juge du lieu, les consuls de la communauté de Salignac, le baille, le curé de Salignac et de nombreux invités des terrirs voisins de Sisteron, Sourribes et Volonne. A l'issue de la grand-messe, chacun se transporte devant la grande porte du château seigneurial où il est donné lecture des règles de la seigneurie et des sanctions encourues pour qui ne les respecteraient pas. Le cérémonial de ces proclamations solennelles est immuable et inchangé pendant plusieurs siècles ("La vallée du Vançon" par  P. NUCHO).

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  LE LAVOIR DU MUTIN

(Quartier de Sens) 

 Depuis toujours, l'eau a été un problème pour les habitants de Salignac.

Les habitants s'installèrent sur le plateau abandonnant les hauteurs du village par manque d'eau, ils cultivèrent ces terres sèches essentiellement  des vignes et des céréales. Mais chaque famille disposait d'une parcelle de terre avec un cabanon sur le bord de la Durance, au quartier de Sens, pour ses légumes car le sol y était sablonneux et souple, et surtout parce qu'il y avait La source du Mutin qui ne tarrissait jamais ! et qui n'a jamais tarie à ce jour.

Cette source a été capté en profondeur sous le plateau de Salignac par une longue galerie souterraine appelée "Mine" et l'eau fût amenée jusqu'à un lavoir.

Cette eau fraîche et riche en sels minéraux était mise à la disposition de la population et des jardiniers tel jour et à telle heure pour récupérer le précieux breuvage et remplir ses réserves, suivant une règlementation rigoureuse suivant une règlementation rigoureuse.

Cette source était utilisée pour les deux ou trois lessives annuelles : le linge était transporté sur des charrettes depuis le plateau vers le lavoir et c'était à chaque fois un moment de travail et de partage  intense. elle était également utilisée pour l'alimentation et pour l'arrosage des jardins potager et des prés qui bordaient la Durance.

Ce lavoir a été un lieu de rencontres très important au siècle dernier et bons nombres de nos "anciens" gardent des souvenirs réels de cet endroit.

                    le-mutin-011.jpg    03-05-21.jpg Lavoir restauré en 2013

L'école du village

Comme de nombreuses communes du département, Salignac se dote d'une école bien avant les lois de Jules Ferry.

En 1863 elle en possède une qui donne une instruction primaire aux garçons.

La même instruction est donnée aux filles bien que la loi Falloux de 1851 n'impose l'ouverture d'une école de fille qu'aux communes de plus de 800 habitants.

La commune profite des subventions de la 2ème loi Durvy de 1877 pour rénover son école. 

 

 DEMOGRAPHIE

En 1297 très exactement, Edouard BARATIER, conservateur des archives des Bouches du Rhône, a étudié les documents fiscaux et évalué, commune par commune le nombre de leurs habitants sur la Provence entière. Ses travaux ont été publiés sous le titre : La Démographie Provençale du XIIIème au XVIème siècle, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIème siècle.

On a complété cette étude de la population par le compte-rendu des recensements quinquennaux qui eurent lieu de 1836 à 1936 (archives départementales, Digne-les-Bains, 6M165)

Aussi étrange que cela paraisse aujourd’hui, Saint Symphorien fait figure de capitale à la fin du Moyen-âge en 1297, 500 personnes y vivent alors. Salignac vient immédiatement après avec 400 habitants, il devance Volonne : environ 365 habitants. On trouve ensuite Beaudument (170 habitants), Sourribes (110 habitants) et Entrepierres (130 habitants).

L’importance de Vilhosc n’est pas connue à cette période…

Mais déjà les temps changent : 340 individus seulement habitent à Saint Symphorien en 1316, Salignac resté stable, à pris la tête avec 400 habitants et Volonne commence à se développer.

Les chiffres de 1371 soulignent la dégradation démographique, Saint Symphorien perd définitivement la partie avec 26 familles seulement, Salignac conserve la deuxième place, encore que la population baisse, on y compte à peine 165 personnes.

Le XVème siècle est terrible avec ses épidemies, guerres et la crise économique, beaucoup de villages sont désertés (Saint Symphorien, Entrepierres, Beaudument). Les populations abandonnent les sites écartés pour les villages proches des grands axes. Salignac augmente légèrement et compte 190 habitants, Volonne prend son essor avec 380 habitants.

Salignac se développe désormais de manière relativement linéaire : 104 maisons abritent 140 chefs de famille en 1698, 512 habitants en 1765, 625 en 1836, 701 habitants en 1841. Le pic démographique est atteint avec 845 habitants en 1851.

La population décroît ensuite régulièrement. 

Elle chute brutalement, comme partout ailleurs, après la guerre de 14-18 : 207 en 1926, 178 en 1936.

Au-delà du chiffre global, c’est la vie du village qu’il faut examiner. Les recensements du siècle dernier indiquent le métier de chacun. Celui de 1836 mentionne :

- un instituteur et une institutrice

- un prêtre

- un garde champêtre et un cantonnier

- deux maréchaux-ferrants

- deux aubergistes

- trois cordonniers

- un tailleur, une couturière et sept tisserands

- trois cardeurs à laine

- trois maçons et un menuisier

- un meunier.

 

     

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  Plan tiré de l'Atlas de Cassini 1776

 

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